Communiqué – Renoncement à l’interdiction du glyphosate : le symbole d’un quinquennat perdu pour l’écologie.

Par un tweet, il y a 3 ans jour pour jour, le Président de la République s’engageait en ces termes : « J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans. » #MakeOurPlanetGreatAgain

Trois ans après, la promesse est enterrée : le glyphosate n’est toujours pas interdit. Il continue de polluer les terres et les rivières, de détruire la biodiversité, d’affecter la santé humaine. Les études scientifiques indépendantes ont pourtant largement démontré sa toxicité pour la santé humaine, la faune, les milieux aquatiques et la biodiversité en général. Malgré le scandale démocratique des Monsanto Papers, le glyphosate reste massivement utilisé et la France a capitulé face à l’agrochimie.

Le Président de la République n’a pas seulement renoncé. Pire, il a décidé de remettre en cause la seule avancée arrachée au cours des dernières années : l’interdiction des néonicotinoïdes, pesticides tueurs d’abeilles. Ce recul est gravissime pour le vivant, dans un contexte d’effondrement des populations d’insectes et d’oiseaux.
Il résume à lui seul le piètre bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron : du marketing, des promesses… et du vent, il en va de même des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat.

L’engagement du Président était public et solennel ces propositions devaient être acceptées “sans filtre”. Elles sont enterrées, reportées, amoindries. Le Président peut réunir tous les “Conseils de Défense Ecologiques” qu’il veut, il ne pourra occulter les conséquences de ses “jokers” : cinq ans après l’Accord de Paris pour le climat, la France n’agit pas, et ignore les alertes scientifiques sur le climat et la biodiversité.

Nos forces réunies s’engagent pour préparer l’alternative à la hauteur de l’urgence écologique. Cela commence dès les régionales où les écologistes s’organisent pour remporter des régions et en faire les fers de lance de la transition écologique, pourvoyeuse d’une agriculture sans pesticides, d’emplois durables et de bien-être.

Paris, le 27 novembre 2020.

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